Régional 3 
 Hassen Bouzeghoub (Sassenage, PHR) : "Faire le plein à la maison"

Régional 3
L'US Sassenage s'est de nouveau inclinée cette semaine. C'est en grand danger que le promu isérois terminera la saison avec une relégation qui pointe à l'horizon.
Le point avec Hassen Bouzeghoub, le coach des Canaris (à droite en compagnie de son adjoint Karim Bouakaz).

Hassen, après un bon début de saison actuellement USS est dans une période difficile, comment l'expliques-tu ?
Hassen Bouzeghoub : "C'est vrai que nous avons fait un super début de championnat, après avoir réalisé une bonne prépa d'avant saison. Je bénéficiais à ce moment-là de l'ensemble de mon groupe. On finit d'ailleurs dans le haut du tableau en première phase. Sur les matchs retours on se retrouve Karim Bouakaz et moi dans une autre configuration, 5 joueurs titulaires en moins : Valero et Massola blessés, Ahmed Chaouch et Trétout longue suspension, mutation professionnelle pour Rocher. Yohan Strippoli notre joker se blesse à l'entrainement avec 6 semaines d'arrêt (il est toujours en convalescence). Depuis la reprise de Mars sur 6 matchs on en joue 3 sans gardien de but. J'ai dû composer avec des joueurs de champ. Enfin sans vouloir en rajouter on subit des conditions très difficiles. mais tu me connais Cedric, je n'ai pas pour habitude de fuir mes responsabilité, la situation est difficile et j'ai ma part de responsabilité."

Pour te maintenir il faudra faire quasiment un sans-faute a domicile ?
Hassen Bouzeghoub : "Oui il nous faut gagner tous nos matchs à domicile et essayer de ramener des points des 2 déplacements, pas facile ! Mais j'ai un groupe qui travaille bien et qui est conscient de notre situation sportive. Je pense que les moments que nous vivons sont formateurs pour nos jeunes et ce, quelque-soit l'issue de cette fin de saison."

Dans quels secteurs ton groupe doit progresser ?
Hassen Bouzeghoub : "Ce groupe est jeune : 80% des joueurs sont formés au club, ces jeunes possèdent beaucoup de qualités individuelles. Mais ce groupe doit encore prendre en expérience, on fait encore trop de fautes dans le jeu, un certain manque de discipline qui nous conduit à perdre en concentration dans des temps de match important. Il faut aussi que nous puissions recruter quelques joueur expérimentés en plus pour encadré nos jeunes, a l'image de Ahmed Chaouch, Coute ou Strippoli. Nous avons aussi quelques anciens qui joue ce rôle, je pense à De Carvalho, Palomba ou Medina."

Une relégation aurait quelles conséquences pour le club ?
Hassen Bouzeghoub : "Sur le plan sportif ce serait une grosse déception, j'ai d'ailleurs déjà connu ce cas de figure a Sassenage ou nous étions descendus pour remonter l'année suivante en battant le record des points obtenus en Excellence. Pour la vie du club une descente n'est pas catastrophique par contre ! Même si en tant que compétiteur on aspire toujours à se maintenir. Tu sais Cedric, que Sassenage est un club avec une grande histoire sur la rive gauche, mais c'est aussi un club en pleine reconstruction. C'est pour ça qu'il n'y a pas que l'équipe première qui compte, nos 15 ans doivent progresser, nos 17 ans même si il  vont accéder sans doute en Excellence doivent continuer à évoluer. Nous n'avons plus depuis plusieurs années de U19. Autant de chantiers qu'il nous faut aussi mener de front pour que le club retrouve son rang d'antan, sous la houlette de François Saragaglia."

Te concernant une descente te ferait-il changer ton engagement au sein de l'USS ?
Hassen Bouzeghoub : "Ça ne changera absolument rien, je ne me suis pas engagé avec Karim Bouakaz à Sassenage pour abandonner au premier coup de moins bien ! Je souhaite continuer à m'investir quoi qu'il arrive. J'aime m'inscrire dans le temps. Je te rappelle que pour mon dernier passage je suis resté 10 ans ( rires) mais plus sérieusement je me suis engagé pour plusieurs années, j'ai la confiance des dirigeants notamment du président Angelo Iannello.Karim et moi on se projette à long terme avec l'USS, encore une fois quoi qu'il arrive. J'en profite pour remercier tous les bénévoles dévoués et engagés, qui sont toujours là : Annie Valéro, Nathalie Poncet, Sandrine Rodrigues, Dominique Giotta, M. Bonaz, Tati Danièle et sans oublier le rigoureux dirigeant de l’équipe première Yannick Tortosa. Tous ses gens que je connais depuis maintenant plus de 15 ans font vivre chaque jour ce club. Une grosse pensée pour Gino Locatelli qui nous a quitté et qui m'a beaucoup appris."