Nicolas Bach (GF38)
Nicolas Bach (GF38)

Nicolas BACH n’est pas resté inactif ces derniers mois et plus particulièrement ces dernières semaines, il a bien voulu se prêter au jeu des questions-réponses. Il n’a pas voulu s’étendre sur le litige l’opposant au GF38, celui-ci sera tranché par les tribunaux (ce n’est pas sans nous rappeler le cas Olivier Guégan, Le GF38 deviendrait-il addict aux prud’hommes ?)

Comment t’es tu occupé durant ces derniers mois ?
« Déjà j’ai pris du temps pour moi… M’occuper de ma famille, passer des vacances sans téléphone, aller chez le kiné, rendre visite à des amis, dire « oui » aux soirées qu’on me propose, et pas, non j’ai entraînement. 

J’ai aussi cherché un nouveau projet proche de chez moi en tant que coach, car je ne peux pas quitter la région mais rien ne s’est présenté pour le moment. Alors la nouvelle aventure sera le GUC FF, mais pourquoi pas entraîner des garçons à l’avenir. On verra. »

Comment t’es venu le projet de monter une nouvelle structure féminine à Grenoble, le « GUC FF » ?

« C’est venu avec Michel, on se voit régulièrement à travers le football féminin universitaire, et on s’est dit qu’il manquait quand même une structure d’accueil pour les filles, étudiante ou non, qui met en avant et en priorité le football féminin. Alors on s’est rapproché du GUC, on leur a présenté l’idée, et ils ont été emballé et source de soutien. »

Comment se sont passés les échanges avec Michel Fabre, bien connu dans le monde du football universitaire grenoblois ?
« J’ai la chance de bien connaitre Michel, depuis 2011 et la création d’un CUFE Foot Féminin sur l’université. Donc tout c’est fait naturellement, nous partageons les mêmes valeurs,et les mêmes objectifs pour le club. Je m’engage dans un rôle de Manager, j’aimerai donc qu’on trouve quelqu’un pour encadrer le sportif. Si des candidats lisent qu’ils n’hésitent pas. »
Par le passé Claix Foot n’avait pas de gros moyens en D2, tu as été à l’origine d’une fusion avec le GF38, était-ce la bonne solution ?
« Oui bien sûr, c’était la seule manière de sauver le football féminin d’élite sur Grenoble, il suffit de voir des clubs comme Nîmes, La Véore, Monteux, tous aux portes ou en D1 fut un temps qui sont aujourd’hui en R1. Il fallait une structure plus pro. J’espère maintenant qu’ils vont continuer l’effort sur le foot féminin. Et à investir. C’est leur devoir. »
Aujourd’hui le GF38 a perdu 9 joueuses et non des moindres et a fait signer 5 très jeunes recrues, penses-tu que les objectifs vont changer ?
« C’est en lien avec ce que je dis plus haut, j’espère qu’ils ne vont pas changer d’objectifs, et préserver le foot féminin d’élite sur Grenoble. Pour le reste je préfère ne pas commenter. »
Avec cette nouvelle structure vous allez démarrer tout en bas de l’échelle, n’est-ce pas un problème ?
« Pas du tout. On se fixe des objectifs de fonctionnement, de respect de nos engagements, de nos valeurs, pas de niveau. On ne veut pas remplacer le GF38 pour l’élite. Quand une fille signe au GUC on veut qu’elle trouve de la convivialité, du plaisir, un cadre agréable pour jouer au foot. Des dirigeants et éducateurs à l’écoute. Et si cela nous amène en district, R1,ou D2 peu importe. Les résultats seront la conséquence de notre fonctionnement et travail, pas l’objectif. »
Convivialité, respect, progression, éducation, égalité des chances sont vos mots d’ordre, peux tu développer chaque sujet et les moyens que vous allez mettre en place pour que tout le monde adhère ?

« Il s’agit simplement de s’appuyer sur les valeurs du foot féminin, les filles viennent avant tout pour l’aventure humaine, donc on veut que le cadre soit source de convivialité, de respect les unes des autres. Puis elles viennent pour le projet de progression sportive, former nos éducateurs, les accompagner sera un des moyens. Et à travers l’université nous voulons un double projet de qualité entre école/études et le foot. Et évidemment, proposer un club ou le foot féminin est LA priorité, ce qui n’est pas le cas partout. Et pour cela tisser des liens avec les clubs de l’agglo. »

Les objectifs pour cette première saison ? en qualité et en quantité ?
« Nous ne savons pas trop, pouvoir ouvrir toutes les catégories, et fidéliser 50 à 60 filles au minimum serait bien. On compte aussi sur l’effet coupe du monde. Et on cherche donc éducatrices et éducateurs. »

Un mot pour les fidèles de FOOTISERE
« Il y a 10 ans Claix football cherchait un coach pour une équipe qui montait en D2 et j’ai trouvé cela sur… FOOTISERE, alors ce site est source de lien entre les gens du football Isèrois. Longue vie à FOOTISERE et bravo pour votre travail. »