(Crédit Photo : Le Dauphiné Libéré)

L’entretien préalable représente une phase essentielle de la procédure légale de licenciement, cet entretien doit se dérouler dans les prochains jours et le club devrait y exposer les faits reprochés à Maurizio Jacobacci. Après l’entretien, l’employeur ne peut plus alléguer un motif de licenciement qui n’y aurait pas été abordé. L’employeur ne peut prendre prématurément une décision de licenciement lors de l’entretien ni remettre une lettre de licenciement ou un document normalement délivré après le licenciement.

Revenons au terrain.

La séance s’est déroulée ce mercredi matin par un froid glacial et sous une brume épaisse qui n’a pas laissé passer un seul rayon de soleil. Sur le synthétique usé du stade du Vercors, les joueurs du GF38 ont mis beaucoup de sérieux et d’intensité, ce qui n’a pas empêché quelques éclats de rire.

Après la mise à pied à titre conservatoire de Maurizio Jacobacci, c’est son ex-adjoint Frédéric Guéguen qui a dirigé l’entraînement. Le coach intérimaire devrait prolonger sa mission de quelques jours et même être sur le banc mardi prochain alors que les Grenoblois seront en déplacement sur la pelouse de l’AC Ajaccio (20h45), leader de la Ligue 2. C’est en tout cas ce que nous a affirmé Max Marty, le directeur général du club alpin.
« Fred sera à la tête de l’équipe en Corse, lâche-t-il. Mais on a une priorité, c’est la gestion de la situation de Maurizio. » Rien ne pourra intervenir en tout cas avant l’entretien préalable qui aura lieu prochainement entre la direction et l’ancien entraîneur du GF38.

Des entretiens individuels avec les joueurs

Max Marty a ensuite expliqué pour quelle raison la direction du GF avait décidé de se séparer du technicien italien. Sans fuir ses propres responsabilités. « On était dans une situation très compliquée , une dynamique négative. Jamais, depuis que je suis à Grenoble, on n’avait perdu quatre matches d’affilée avec des prestations qui, en plus, interpellent. Il fallait prendre une décision, ce qui n’a pas été facile. On a une responsabilité collective dans cette mauvaise période, les dirigeants, l’entraîneur, le staff, les joueurs… En tout cas, c’est un échec que j’assume personnellement. »

Le directeur général a passé des entretiens individuels durant tout l’après-midi de mercredi avec les joueurs. Histoire de sonder leur implication et leur volonté d’avancer ensemble afin de sortir le GF de l’ornière. « Pour moi, ils n’ont pas lâché le coach, lâche-t-il. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que certains ne sont pas à leur niveau. » Les dirigeants veulent donc se donner un peu de temps et officialiser le départ de Maurizio Jacobacci avant toute décision. Il sera temps ensuite, quand la séparation sera officielle, de rechercher un entraîneur connaissant la Ligue 2, plutôt jeune, maîtrisant les datas du football moderne et la langue anglaise. Une perle rare.

(source article et photo :  Pierrick LE PEZENNEC / Le Dauphiné Libéré)