Maurizio Jacobacci a fait part de son mécontentement aux joueurs

Depuis pas mal de temps on entendait de la part des dirigeants, du manager général, de l’entraîneur et des joueurs : notre force c’est l’humilité. A croire qu’entre les mots et les actes il y a un océan.
On peut comprendre qu’une équipe amateur soit motivée à l’idée de rencontrer une équipe professionnelle, on peut aussi accepter le charme de la Coupe de France, c’est à dire l’élimination d’une équipe jouant un ou deux niveaux au-dessus. On conçoit le nivellement des valeurs, quoique sur 90 minutes, le professionnel doit monter à l’amateur qu’il est supérieur techniquement et physiquement.
Le problème sur le match Andrézieux Bouthéon (N2) – Grenoble Foot 38 (L2) c’est qu’à aucun moment on a senti des professionnels supérieurs à des amateurs aussi bien dans le jeu que dans la motivation et plus grave dans l’état d’esprit.
Les ligériens ont joué leur football, les grenoblois n’ont rien proposé.
Alors on se pose des questions car les valeurs de base ne sont plus respectées par les grenoblois.
Avec humilité on entendait aussi les mots de professionnalisme, de respect. respect du football, respect de l’adversaire, respect du partenaire, respect du supporter, respect du jeu, respect du métier, respect de soi-même. A croire que tout se serait envolé en une après-midi ?

Humiliation.
Oui on peut perdre, on peut par moment être moins bon, moins performant, moins concerné mais on n’a pas le droit de ne rien faire pour aller dans le bon sens, dans la réaction et là : RIEN.
Et dans ce contexte on frôle le ridicule et il ne faut pas s’étonner de subir une humiliation.
Le terme est fort mais il retrace bien les lacunes, les errements défensifs mais aussi le peu d’efficacité d’un onze grenoblois prêt à basculer dans l’anonymat.

En conclusion :
Constat d’échec. Maurizio Jacobacci voulait donner du temps de jeu à des joueurs peu utilisés : ça a été un échec total, on conclura que sur un effectif conséquent, une bonne moitié n’aurait-elle pas le niveau pour évoluer en L2. Le coach a averti les joueurs que le mercato d’hiver risquerait d’être mouvementé au GF38