Vincent Hognon a bien analysé ce mauvais résultat à Villefranche

Un nouveau scénario que l’on n’avait pas vu depuis longtemps lors du match GF38 – LAVAL. Un début de match tonitruant sur les chapeaux de roue, une efficacité incroyable qui se traduisait par 3 buts en moins de 10 minutes. Allait-on assister à une déroute de Laval ?
Dans la plupart des esprits c’était plié. Staff, joueurs, supporters ne voyaient pas comment la situation pourrait s’inverser, sauf peut-être pour Vincent Hognon qui tentait de sensibiliser ses joueurs du bord de la touche sur l’importance de conserver toute son attention et son application dans le jeu. Hélas c’est à ce moment que les joueurs ont commencé à déjouer, à être moins précis, moins appliqué, moins concerné et Laval sentant le coup jouable revenait par deux fois au score avant la mi-temps.
3-2 à la mi-temps, le coach a du faire preuve de psychologie et de pédagogie durant la pause, afin de recadrer ses joueurs dont la plupart se laissait submerger par le doute.
La deuxième période fut tendue nerveusement, on sentait que tout et n’importe quoi pouvait arriver. Surtout ne pas céder à une pression compréhensible, une peur de mal faire. Ne pas penser à une éventuelle égalisation des visiteurs. Des visiteurs qui s’essoufflaient heureusement au fil des minutes.
Les grenoblois ont tenu bon dans un contexte qu’ils n’avaient pas connu depuis le début de la saison.
Une victoire au goût amer, un goût d’inachevé, preuve que les joueurs étaient conscients d’avoir frôlé la catastrophe. Pas d’ambiance de victoire dans un vestiaire calme qui se questionnait sur un scénario qu’il découvrait pour la première fois cette saison.