Peux-tu nous présenter le club de Sud Isère, qui est à l’origine de ce regroupement, quelles communes sont concernées ?
Le club a été créé en 1999 à l’initiative des dirigeants de trois clubs, le FC Obiou (club de Corps), le CSC Mens et le FC La Mure. Aujourd’hui on compte quasiment 350 licenciés et le club est labellisé sans interruption par la FFF depuis 2004. Le premier label avait d’ailleurs été remis par Aimé Jacquet.

L’éloignement des différentes communes n’est-il pas un problème ?
Oui et non, les quelques 20 kilomètres entre chacun de nos sites nous contraignent bien sûr puisqu’il nous faut des éducateurs à la fois à Mens et La Mure notamment pour les entraînements du mercredi après-midi. Avec le temps et beaucoup d’énergie dépensée, on en a quasiment fait une force puisque les parents sont impliqués dans la vie du club ne serait-ce que pour les déplacements pour les entraînements. Aujourd’hui les jeunes joueurs ne se posent plus de questions puisqu’à partir des u11 il y a des entraînements communs dans chaque catégorie.

Quel est ton rôle personnellement au sein du club ?
Au club on est nombreux à empiler les casquettes, moi je suis directeur de l’école de foot, responsable des U15 et co-entraîneur-joueur en senior. Par manque d’éducateur à l’intersaison 2016, avec d’autres joueurs dont Mathieu Bataille qui est responsable de la catégorie on a repris le flambeau des seniors.

La saison a été difficile pour les séniors 1, il y a tout de même un espoir de maintien en D2 poule B ?
Oui, après une saison ponctuée d’un titre en D3 avec 17 victoires en 22 matchs qui n’était pas vraiment prévu on se retrouve en D2. Cette année, il y a beaucoup de matchs qui n’ont pas basculé pour nous alors que l’an dernier tout souriait, je pense que l’on a surtout manqué de maturité sur certains matchs, mais surtout on a été moins solidaires que l’an dernier. On nous donnait relégués toute la saison mais avec nos derniers bons résultats et des circonstances favorables, on est même en ballotage favorable pour nous maintenir. On a réussi à recréer une équipe réserve, élément clé pour le bon fonctionnement de l’équipe première. D’ailleurs j’en profite pour annoncer que l’on est à la recherche d’un coach D2 ou D3 pour la saison prochaine puisque l’on souhaite pouvoir jouer sans cette responsabilité. Si des personnes sont intéressées, n’hésitez pas à nous contacter.

Le club est assez formateur sur la plateau matheysin, comment êtes vous organisés  ? 
Oui, on n’a pas le choix que d’être formateurs puisqu’il est difficile pour nous de faire venir des joueurs de l’extérieur. Le club a la chance depuis de nombreuses années de pouvoir s’appuyer sur des éducateurs motivés et passionnés qui transmettent au mieux les valeurs du club. On essaie d’impliquer les jeunes sur l’encadrement des équipes et ça fonctionne plutôt bien puisqu’on est une quarantaine d’éducateurs avec de plus en plus de diplômes à intervenir sur l’ensemble des catégories.


Vous avez également une section féminine assez importante, n’est ce pas trop compliqué ?

Cette section a dynamisé le club, on compte aujourd’hui presque 50 féminines et certaines s’impliquent dans l’encadrement des jeunes, ça fait plaisir.

Quels sont les objectifs du club  ?

Nos objectifs sont de continuer de nous développer, on espère toujours un terrain synthétique, ce qui nous permettrait à mon avis de franchir un palier au niveau de l’attractivité locale. L’école de foot est maintenant bien structurée, sans la galvauder on aimerait pouvoir mettre plus de moyens sur nos catégories à 11 et bien sûr sur nos équipes seniors.


Un petit mot pour les lecteurs de footisere.

Déjà félicitations à tous ceux qui contribuent au bon fonctionnement et à l’attractivité du site footisere. Aux lecteurs, j’ai envie de dire de continuer d’essayer de donner une bonne image de notre foot amateur en s’investissant au quotidien. Je sais que le site est très visité par pas mal de connaissances donc je leur passe le bonjour.